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Martinique : La tragédie de la terre folle.

Martinique vielle maison abandonnée
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Lettre ouverte aux élus de Martinique.

Alors que semble t-il ,le président de la CTM Mr Serge Letchimy semble très préoccupé par le positionnement de la langue créole en Martinique, le sujet du foncier qui demeure le principal problème rencontré actuellement sur l’île passe quasiment en perte et profit.

Quelle est la situation?

En Martinique comme tout le monde le sait, le foncier se trouve entre les mains des descendants de criminels contre l’humanité, entendez par là les békés.

Si la loi Taubira sur l’esclavage fut mollement adoptée par l’assemblée nationale, elle fut expurgée de deux points très importants.
A savoir l’indemnisation des descendants d’esclaves et plus important encore, la nécessaire réforme agraire .

Cette réforme agraire déboucherait non seulement sur la redistribution des terres, mais aussi sur l’épineux problème de l’indivision qu’aucun politique martiniquais ne veut vraiment affronter.

Si effectivement il paraît anormal de voir la minorité béké qui ne représente que 1% de la population détenir la plus grande partie des terres, il semble tout à fait incongru de constater que celle qui revient au reste de la population, soit pris dans l’imbroglio de l’indivision ,qui conduit à ce qu’il est convenu d’appeler la tragédie de la terre folle.

Bien que paradoxalement les propriétés békés soient savamment cadastrés et « notarisés » , celles des martiniquais souffrent d’un vide juridique, qui les met aux prises avec les manœuvres de prédateurs venant du froid, conjugués parfois à la malhonnêteté de certains notaires, voir à l’incurie des politiques .

En effet, et compte tenu du fait que toutes les agences immobilières soient détenues par des européens, les cabinets de notaires par les békés ou nègres de maison, il parait assez facile de s’engouffrer dans la brèche, pour s’emparer des nombreuses terres dites folles qui en fait appartiennent à des martiniquais sans titre .

Juridiquement, le foncier détenu par beaucoup de martiniquais, on le sait, demeure très fragile.
En effet beaucoup de terres ont été transmises selon une quasi loi coutumière, et parfois à plusieurs personnes d’une même famille.

Et quand bien même, elles seraient répertoriées par voies notariales, elles demeurent l’héritage de deux ou plusieurs générations sans jamais appartenir à personne, car les héritiers sont parfois trop nombreux pour des petites surfaces .

C’est ainsi qu’avec le temps, une grande partie du patrimoine foncier des martiniquais, se retrouve sous le régime juridique de la Res nullius ( chose sans propriétaire légal ) et la proie des prédateurs venant du froid, qui auraient préalablement été mis au courant de la situation .

Bien informés, et d’ailleurs la Martinique est l’endroit où l’on trouve le plus de titres sous la loi des 30 ans, votre sagacité vous permettra de comprendre l’implication des notaires de ces procédures parfois bidonnées .

Certaines agences immobilières encouragent les blancs (Appelons un chat un chat) dans ce sens, en même temps que certains martiniquais ferment les yeux.
Et les élus dans tout ça ? Ne sont ils pas au courant de ce problème ?
On peut supposer que oui, compte tenu du tohu bohu que font certaines associations sur le sujet, telle que «  Kollectif Jistis Matinik » .

Alors qu’il est très facile pour eux de récupérer une bonne partie de ces terres dites folles dans le cadre de préemption en les redistribuer aux martiniquais comme le font certains maires corses et basques, ils jouent à Ponce Pilate, comme pour dire secrètement que cela ne les dérange pas de voir la Martinique se blanchir à coup d’avions venant de toute l’Europe et déversant leurs cargaisons de « grand remplacés » ..

Même en créole Monsieur Letchimy, on attend vos réactions sur ce problème épineux.

Markus Delgrès .





Markus Delgres

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